À Propos | Collège des Frères Maristes Champville

À Propos

Champagnat et les Frères Maristes

Biographie de Saint Marcellin Champagnat
Fondateur des Frères Maristes (1789-1840)

1789, 20 mai   Naissance de Marcellin Joseph Benoît, sixième enfant de la famille Champagnat, au hameau de Rosey, commune de Marlhes (Loire – France).
1803  À la suite d’un entretien avec un prêtre de passage, Marcellin ressent au fond de lui-même l’appel de Dieu au sacerdoce.
1805, 1er novembre   Après avoir étudié au moins un an chez son beau-frère instituteur, Marcellin entre au petit séminaire de Verrières, près de Montbrison. Il a seize ans.
1813   Marcellin Champagnat entre au grand séminaire de Lyon, avec Jean-Claude Colin, Jean-Claude Courveille et saint Jean-Baptiste Marie Vianney (curé d’Ars).
1816, 22 juillet   Marcellin est ordonné prêtre avec cinquante et un séminaristes, par Mgr Dubourg, évêque de la Nouvelle-Orléans. Le lendemain, douze jeunes prêtres, dont les abbés Champagnat, Colin et Courveille, montent à N.D. de Fourvière : ils se consacrent à Marie et promettent de travailler de toutes leurs forces à l’établissement de la Société de Marie.
12 août   L’abbé Champagnat est nommé à La Valla (Loire), comme vicaire.
28 octobre   Près du Bessat, au hameau des Palais, il assiste Jean-Baptiste Montagne (dix-sept ans) sur son lit de mort. Il est très frappé par son ignorance des vérités de la foi.
1817, 2 janvier   La première communauté de Frères commence avec deux jeunes gens dans une petite maison louée par Marcellin Champagnat. D’autres viendront les rejoindre.
1818, 6 mai   Gabriel Rivat, dix ans, entre au noviciat. Devenu Frère François, il sera le premier successeur de Marcellin en 1839.
1823, 15 février   Le « Souvenez-vous » : revenant de visiter l’école de Bourg Argental, 
Marcellin Champagnat et le Frère Stanislas, pris dans une tempête de neige, 
se perdent dans le bois. Ils sont sauvés d’une mort probable grâce à un refuge inattendu et à leur confiance en Marie.  
1824, 13 mai   Construction de N.-D. de l’Hermitage, le long du Gier, près de St-Chamond, grâce à un travail acharné des frères et du Père Champagnat.
1825, 1er mai   La communauté de la Valla s'installe dans la maison de l'Hermitage. Elle comprend alors vingt Frères et dix postulants. À ce moment, vingt-deux frères sont dans les écoles.
1836, 24 septembre  Marcellin prononce sa consécration religieuse comme Père mariste.
24 décembre   Départ des premiers missionnaires pour l’Océanie : cinq Pères et trois Frères.
1839, 12 octobre   Élection de Frère François comme supérieur général des Frères.
1840, 6 juin   Décès de Marcellin Champagnat à N.-D. de l’Hermitage.
Il y a alors deux cent quatre-vingts Frères, quarante-huit écoles et environ sept mille élèves.
1955, 29 mai   Jour de la Pentecôte : le Père Champagnat est proclamé bienheureux par le pape Pie XII, en la basilique Saint-Pierre de Rome.
1999, 18 avril   Marcellin Champagnat est canonisé par le pape saint Jean-Paul II.

 

Le Père Marcellin Champagnat a consacré toutes ses forces, jusqu'à ses 51 ans (20 mai 1789 – 06 juin 1840), à la culture spirituelle, religieuse et pédagogique de ses Frères, et au développement de l’Institut.

Il a été canonisé à Rome, par le pape saint Jean-Paul II, le 18 avril 1999.
En 1863, le Saint-Siège a approuvé l’Institut et l’a inscrit officiellement sous le nom de « Frères Maristes des Écoles », avec le sigle latin correspondant : FMS ou fms (Fratres Maristae a Scholis).
L’authenticité et la bienveillance par lesquelles les Frères maristes veulent caractériser leurs relations entre eux et à l’égard de tous, s’enracinent dans les trois vertus mariales d’humilité, de simplicité et de modestie. Celles-ci sont symboliquement évoquées par trois petites violettes.

Paroles familières au Père CHAMPAGNAT

" Tout à Jésus par Marie. Tout à Marie pour Jésus. "
" Éduquez vos enfants afin qu’ils soient de bons chrétiens et de vertueux citoyens. "
" Je ne puis voir un enfant sans éprouver le besoin de lui dire combien Dieu l’aime. "
" Tous les diocèses du monde entrent dans nos vues. "
" La Vierge Marie est notre ressource ordinaire, c’est Elle qui a tout fait chez nous. "
 
 
PRÉSENCE  MARISTE  AU  MOYEN-ORIENT
 
En fondant son Institut, le Père Marcellin Champagnat lui a donné une portée missionnaire et apostolique. Il disait à ses Frères : « Tous les diocèses du monde entrent dans nos vues. ». C’est pourquoi il n’a pas hésité, ainsi que ses successeurs, à répondre aux demandes sollicitées par les différentes congrégations et par plusieurs autorités ecclésiales à travers le monde entier. En effet, à trois reprises et à peu de distance d’intervalle, vont se succéder des Frères, permettant ainsi d’agir en faveur de l’apostolat au Proche-Orient :
  • 1re implantation : de 1868 à 1875, durant l’occupation ottomane.
  • 2de implantation : de 1895 à 1914, sous l’occupation ottomane également.
  • 3e  implantation : de 1919 à nos jours
 
Particularités de cette présence
Les Frères Maristes, au Moyen-Orient, ont d’abord travaillé comme membres du corps professoral dans des séminaires et des collèges tenus par des congrégations de prêtres (Jésuites, Lazaristes, Capucins, Carmes, Pères de Sion, Franciscains), ou appartenant à des Patriarcats catholiques de rites orientaux (Maronite, Arménien-Catholique, Grec-Catholique), dans les pays suivants :
  • Au Liban (1868-1875, et depuis 1895).
  • En Égypte (1898), en Turquie (1900), en Irak (1902), en Palestine (1904), et en Syrie (1904).
  • D’autre part, les communautés maristes ont également exercé leur mission éducative dans des établissements loués ou gracieusement prêtés par des particuliers, des organismes officiels, des évêchés et des congrégations religieuses.
  • Parallèlement, quelques maisons et écoles ont été directement fondées par les Frères, devenant ainsi la propriété de l’Institut.
1re implantation
 
En 1868, cinq Frères d’abord, et trois autres l’année suivante, furent envoyés pour aider les Pères Jésuites au séminaire-collège de Ghazir (Caza du Kesrouan) et à leur collège de Beyrouth.
 
Mais, au bout de sept ans, une pénurie de sujets, liée en partie aux séquelles de la guerre franco-allemande de 1870-1871, entraîna leur retrait en 1875.
Les circonstances devinrent plus favorables vingt ans plus tard.
 
2e implantation
 

En 1895, des Frères furent envoyés au Liban : cinq chez les Pères Lazaristes à Antoura (Caza du Kesrouan), et l’année d’après cinq autres chez les Pères Jésuites à Beyrouth. Chaque année, trois, quatre, ou cinq Frères arrivaient.
En 1898, les Frères prennent en charge une école primaire dans des locaux appartenant à des particuliers, à Jounieh (Caza du Kesrouan), et sont hébergés à Amchit (1898-1900).
En 1900, ils sont chargés des écoles à Amchit (Caza de Jbeil), Achkout (Caza du Kesrouan), et à Baabdath (Caza du Metn).
En 1903, quelques Frères sont sollicités, soit de :
  • collaborer au séminaire patriarcal des Maronites à Kfarhay (Caza de Batroun), et au séminaire Arménien-catholique à Bzommar (Caza de Kesrouan) ;
  • diriger des écoles à Michmich (Caza de Jbeil), et à Baskinta (Caza du Metn) ;
  • inaugurer leur nouveau « Collège du Sacré-Cœur » à Jounieh, alors qu'à Amchit la construction est terminée à temps pour recevoir déjà un groupe de jeunes Frères exilés de France. C’est ainsi que 20 jeunes Frères, 10 novices, 6 postulants, et 7 juvénistes viennent au Liban avec leur maître de formation. Les jeunes continuent leurs études à Amchit ; d’autres jeunes, des Libanais, se joignent à eux, dans ce qui sera aussi la maison provinciale, sous le nom déjà (avant Harissa), de « Notre-Dame du Liban ».

En 1904, diverses communautés demandent l’aide des Frères :
  • Les Pères de Sion, en Palestine.
  • La Communauté Arménienne-Catholique, dans leur collège d’Alep, en Syrie.
  • La Communauté Maronite, au séminaire patriarcal de Roumieh (Caza du Kesrouan).
  • Les Pères Jésuites, à Bikfaya (Caza du Metn) et à Saïda (Caza de Saïda), dans leur école primaire. En 1908, ils les chargent du « Collège Saint-Louis », à Saïda ; ce collège leur sera ensuite vendu en 1924.
En outre, les Frères prennent la responsabilité de plusieurs écoles dans différentes régions : à Batroun, à Hadath, à Deir el-Kamar, à Beit Chebab et à Zahlé.
En 1908, les Frères ouvrent leur école « Notre-Dame de Lourdes », à Jbeil.
En 1911, deux Frères de la Province de Syrie vont fonder une école à Betafo, à Madagascar.
En 1914, les Turcs chassent les étrangers et transforment les écoles en casernes. Les Frères syriens et libanais sont obligés de s’exiler en Italie, à Baïro, près de Turin.
 
3e implantation
 
En 1920, vingt Frères seulement ont pu revenir d’Europe. Ils choisissent de ne rouvrir que neuf écoles : en Syrie (Alep et Damas) et au Liban (Batroun, Amchit, Jbeil, Jounieh, Deir el-Kamar, Saïda et Zahlé). Des Frères vont arriver de nouveau, et des jeunes Syriens et Libanais entrent dans l’Institut.
 
En 1939, les Frères au Liban et en Syrie sont au nombre de 90 ; la Seconde Guerre mondiale les ramène à 40 ; c’est pourquoi les Frères ont dû se retirer définitivement de Batroun (1952) et de Deir el-Kamar (1954), et arrêter leur enseignement dans les collèges secondaires d’Alep et de Damas, nationalisées en 1967.
 
L’année 1961 a connu le transfert du « Collège Saint-Louis », de Saïda à Rmeyleh, sous le nom de « Notre-Dame de Fatima ».Ce collège a atteint les 2000 élèves comprenant environ 50% de chrétiens et 50% de musulmans.
 
Et en 1966, le « Collège du Sacré-Cœur »de Jounieh est transféré à Dik el-Mehdi, sous le nom de « Collège Mariste Champville » ou « Ville Champagnat »
 
En 1973, des affrontements ont éclaté au Liban et, en 1975, s’est déclenchée une longue guerre, suivie d’une occupation militaire israélienne au Liban-Sud en 1983 et 1984. Mais en mars 1985, et avec le retrait des Israéliens, beaucoup de chrétiens quittent cette région et le Collège de Rmeyleh est occupé par des miliciens qui le transforment en caserne jusqu’en 1994.
 
Situation actuelle des Frères Maristes au Proche-Orient
 
Actuellement, les Frères Maristes, malgré leur nombre très réduit, continuent à assurer leur mission spirituelle et éducative auprès de la jeunesse, aidés par des Laïcs engagés.
 
À Alep (Syrie), une Fraternité de deux Frères assure une présence mariste dans la population chrétienne (catéchèse, mouvements de jeunesse, animation liturgique)
À Jbeil et Amchit (Liban), quatre Frères, aidés par des Laïcs, veillent sur l’éducation spirituelle et humaine, et assurent l’enseignement à quelque 2000 apprenants, de la Maternelle à la Terminale.
 
À Champville (Dik el-Mehdi, Liban), cinq Frères aussi travaillent avec des Laïcs Maristes soucieux également de prodiguer une bonne formation chrétienne et humaine auprès de la jeunesse libanaise, et veillent à la réalisation du rêve du saint Fondateur : « Former de bons chrétiens et de vertueux citoyens ». Cette formation est assurée à plus de 3 660 apprenants, allant des classes maternelles aux classes terminales.
 
À Rmeyleh, le collège « Notre-Dame de Fatima » a besoin d’une grande restauration avant de pouvoir rouvrir ses portes pour accueillir une jeunesse assoiffée d’une présence mariste très particulière. Mais, depuis septembre 2015, quatre Frères (deux Maristes, deux des Écoles chrétiennes) ont lancé, au nom des deux Instituts, un projet Fratelli, un centre socio-éducatif pour les enfants réfugiés.
 
Finalement, le centre de Faraya, sous le nom de « Foyer Champagnat », se situe à une altitude de 1 280 mètres. Il accueille (été comme hiver) des groupes de jeunes ou d’adultes désireux de recevoir ou d’approfondir leurs formations humaine, chrétienne, culturelle, pédagogique et particulièrement mariste.

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